technology

il a tout d’un grand, mais en petit… et ça change tout

Advertisement5

[

Pour la première fois depuis… toujours, Apple propose vraiment un iPhone dont l’ambition première est d’être de petite taille. Corollaire direct, il ne souffre d’aucun compromis autres que ceux induits par sa taille : il n’embarque pas la configuration de l’année dernière, pas l’écran LCD sorti il y a deux ans, pas le design vu et revu, et pas le bouton Touch ID (dommage ?) alors que tous les autres iPhone sont passés à Face ID. Si vous aimez les petits smartphones, le mini n’est donc pas le choix par défaut, mais une vraie proposition construite. Faut-il en conclure que l’iPhone 12 mini est un iPhone 12… mais mini ? Oui, et non. Ce serait trop simple, on vous dit tout.

Size matters

De facto, l’iPhone 12 mini est le plus petit des smartphones Apple actuellement commercialisés. Et si Apple a déjà produit des appareils plus petits, ils n’ont jamais affiché un tel ratio surface avant/taille d’écran. Pour comparaison, l’iPhone SE 2020, avec son écran de 4,7 pouces, assure un pourcentage de couverture de la façade avant par l’écran de seulement 65,7%, tandis que l’iPhone 12 arrive à 85,4%. Pour mémoire, l’iPhone 12 fait un petit peu mieux, avec 85,8%.

Si le tableau ci-dessus ne s’affiche pas correctement, cliquez ici.

Quoi qu’il en soit, il faut remonter aux iPhone équipés d’une dalle de 4 pouces pour trouver moins encombrant, autant dire qu’on n’est sans doute pas loin du meilleur compromis encombrant/surface d’écran.

Un design pour une main

Cette taille, couplée au « nouveau » design si agréable, résurgence de celui des iPhone 4 et suivants, rend possible un petit miracle d’ergonomie, impossible depuis longtemps : utiliser un iPhone d’une seule main.

Les tranches verticales plus marquées et la largeur assez réduite font que le 12 mini se pose dans la main avec facilité. Son cintrage en aluminium est, comme d’habitude chez Apple, extrêmement soigné, et l’assemblage parfaitement réalisé. Le dos en verre est superbe et les cinq coloris proposés (bleu, vert, rouge – Product RED, blanc ou noir) vous offrent davantage de choix en fonction de vos goûts. Le seul défaut de ce traitement du dos est qu’il prend beaucoup les traces de doigts. Mais il y a fort à parier que vous adopterez une coque pour le protéger des mauvaises chutes, quand bien même le « verre » Ceramic Shield lui donne quatre fois plus de chance de s’en sortir sans heurt en cas de maladresse.

D’autant qu’il ne devait pas trop vous échapper des mains. En ajustant éventuellement et facilement votre prise en cours d’utilisation, il vous sera possible d’atteindre tous les points de l’écran, de dérouler les notifications ou le centre de contrôle depuis le haut, de passer d’une application à une autre ou de faire défiler des widgets, etc.

Le clavier à une main demandera peut-être un peu d’entraînement à ceux qui n’en ont pas l’habitude, mais il prend tout son intérêt avec l’iPhone 12 mini, bien plus encore que sur les iPhone de plus grande taille, car ici, utiliser une deuxième main est totalement inutile.

Grâce à ce tour de forme technique et ergonomique, l’iPhone 12 mini pourrait bien devenir le téléphone de ceux qui ont des petites mains, ne souhaitent pas trop encombrer leur poche ou sac et cherchent un bon compromis entre affichage et taille de l’appareil. On pense notamment à ceux qui avaient opté pour l’iPhone 8 au moment de son lancement car il trouvait le facteur de forme des 8 Plus et iPhone X trop volumineux.

Sur ce point, Apple joue sur un secteur assez largement abandonné par les smartphones Android, il est donc fort possible que le mini 2020 trouve preneur…

Petite mais exceptionnelle

Si la dalle est facile à utiliser, elle est également extrêmement agréable à regarder – si vous faites abstraction de l’encoche, qui est toujours là. Contrairement au rafraîchissement 120 Hz, qui lui ne l’est pas. Mais sans doute est-ce trop demander à la batterie du point de vue d’Apple, de glisser et la 5G et une dalle 120 Hz dans un nouvel iPhone.

Comme l’iPhone 12, le mini embarque une dalle OLED HDR Super Retina XDR. Elle offre une définition de 2340 x 1080 pixels pour une résolution de 476 pixels par pouce. Compatible True Tone et P3, pour une large palette de couleurs, elle s’inscrit comme une des meilleures dalles OLED testées par notre labo pour ce qui est du rendu fidèle des couleurs. Ainsi, son Delta E2000 est de 0,96, un peu moins bon que celui de l’iPhone 12 (0,95) mais tout bonnement excellent. La dalle est un peu moins lumineuse que celle des iPhone 12 Pro et Pro Max, mais est identique à celle de l’iPhone 12. Ainsi, en plus d’un contraste parfait (2 000 000:1), nos mesures lui accordent une luminosité de 625 cd/m2. Largement de quoi le consulter en plein soleil.

Cette fois-ci, vous l’aurez compris, petit iPhone ne veut pas dire moins bon écran.

La puissance des grands

L’iPhone 12 mini est traité tout aussi bien que ses grands frères Pro pour ce qui concerne la puissance de feu. Il fonctionne lui aussi grâce à la puce A14, développée par Apple. S’il n’intègre que 4 Go de mémoire vive, contre six pour les iPhone 12 Pro et Pro Max, la dalle plus petite et la présence de seulement deux modules caméra arrière compensent assez facilement cette différence.

Au point d’ailleurs que pour certains tests synthétiques, le mini grappille quelques points de plus que les concurrents au sein de sa famille.

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas correctement, cliquez ici.

Ainsi, il affiche des résultats parfaitement en ligne avec ceux de l’iPhone 12 (qui a la même quantité de RAM, donc) et quasi identique à ceux de l’iPhone 12 Pro. Avec Geekbench 5, on note qu’il fait même mieux que son frère haut de gamme pour la partie graphique, grâce à sa dalle plus petite.

Vous ne manquerez donc pas de puissance pour jouer, faire tourner des applications gourmandes professionnelles ou créatives. Néanmoins, nous attirons votre attention sur le fait que son boîtier bien plus compact aura un petit impact sur ses performances thermiques – comprenez sur sa capacité à dissiper la chaleur produite par son SoC.

Ainsi, avec le nouvel outil de 3DMark, Wild Life Stress Test, qui fait tourner un bench en boucle pendant 20 minutes, on constate que l’iPhone 12 mini réduit un peu la voilure au fil des répétitions. La seule explication est qu’il chauffe autant mais dissipe moins. L’A14 s’adapte alors et tourne un peu moins vite : il throttle de manière modérée.

Dans les résultats ci-dessus, on voit bien que le 12 mini est plus performant en matière graphique au début, comme le montre Geekbench 5. Néanmoins, on ne peut que constater que le « moins bon score » obtenu du petit iPhone (5,4 pouces) est inférieur à celui de l’iPhone 12 (6,1 pouces).

D’ailleurs Wild Life fournit même un score de stabilité à ces performances. L’iPhone 12 remporte un 92%, tandis que le mini doit se contenter d’un 80,5.

La petite taille n’a donc pas que du bon, mais même si la puce va lever le pied si elle chauffe un peu trop, elle conserve suffisamment de puissance pour faire tourner des jeux 3D aux graphismes proches de ceux d’une console sans hoquet. Il n’y a donc rien de dramatique ici, pas plus que de dos qui devient brûlant et de smartphone qui plante et devient inutilisable, évidemment.

Sur l’iPhone 12 mini, iOS 14 offre une expérience confortable, fluide, rapide et plaisante. Ne reste qu’un mystère pour le moment, la manière dont il se comportera en 5G. Sera-t-il rapide ? Chauffera-t-il ? Et quelle sera son autonomie quand il utilisera cette nouvelle norme de connexion mobile ? On sait qu’Apple a prévu une parade logicielle qui fera en sorte que l’iPhone privilégie la 4G quand il n’a pas besoin des débits ou de la latence de la 5G, mais c’est encore un mystère…

Une autonomie moins bonne, mais honnête

Mais avant de se pencher sur la 5G, quand elle sera là, il faut d’abord faire un point sur l’autonomie du 12 mini. Si l’écran plus petit réduit forcément sa consommation énergétique par rapport à un iPhone 12, 12 Pro ou 12 Pro Max, son boîtier plus compact condamne forcément le petit smartphone a embarqué une batterie plus petite.

Dans les faits, on constate sans surprise que l’iPhone 12 mini offre une moins bonne autonomie que ses grands frères.

Néanmoins, plusieurs commentaires sont importants à faire. Le premier est que, lors de notre test d’autonomie polyvalente, l’iPhone 12 mini atteint tout juste les 15h. C’est le plancher à partir duquel, si vos usages ne sont pas trop intensifs, vous devriez pouvoir tenir toute la journée sans avoir à vous rapprocher d’une prise secteur. Lors de notre utilisation, nous n’avons jamais été à court de batterie, même s’il s’en est parfois fallu de peu. Evidemment, cela risque d’être encore plus tendu quand le modem 5G viendra solliciter la batterie.

Si le tableau ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

La deuxième remarque tient au fait que l’iPhone 12 mini fait mieux que ses deux concurrents plus abordables dans la gamme actuelle des smartphones d’Apple, à savoir l’iPhone 11 et l’iPhone SE.

Pour la partie polyvalente, il tient 46 minutes de plus que l’iPhone 11, sorti l’année dernière, et 59 minutes en autonomie vidéo. L’iPhone SE, autre petit modèle de la gamme, est bien davantage en retrait. L’iPhone 12 mini le domine de 2h33 en polyvalente et de pas moins de 3h52 en streaming vidéo. Notons d’ailleurs que pour cette autonomie vidéo, l’iPhone 12 mini fait mieux que l’iPhone 12 et le 12 Pro.

Une fois, encore le couperet de la 5G pourrait écourter ces autonomies, et à franchement parler on aurait aimé que le mini atteigne les 17h d’autonomie. A deux heures de moins, il faudra peut-être que les utilisateurs les plus assidus composent avec une batterie externe ou une petite recharge en cours de journée. L’occasion peut-être de tester la recharge sans-fil facilitée par les chargeurs Qi MagSafe avec lequel le mini est compatible…

Photo : du mieux et un manque

Terminons par la photographie. L’iPhone 12 mini partage les mêmes caractéristiques que l’iPhone 12. Il embarque donc deux modules caméras arrière, un grand-angle (équivalent 26 mm) et un ultra grand-angle (13 mm). Il bénéficie, comme tous les iPhone 12 d’un grand-angle qui ouvre à f/1.6, contre f/1.8 précédemment. Cela se sent évidemment au quotidien, et surtout quand la lumière vient à baisser et pour finir par manquer.

Matériellement, ce gain est appréciable, mais il faut aussi compter sur les progrès réalisés en computational photography, grâce à la puce A14 et à son processeur d’images. Deep Fusion manifeste encore plus sa présence avec un gain de piqué, qui se retrouve aussi bien en pleine lumière quand en lumières basses. Même si le bruit prend inéluctablement la main quand la nuit tombe et s’approfondit. Evidemment, on trouve encore la tendance des iPhone à composer certaines surfaces avec des à plats, mais c’est mieux.

La Smart HDR 3 est aussi de la partie et contribue à embellir les paysages avec des zones joliment contrastées et des portraits agréables. Néanmoins, pour le portrait, cet iPhone mini, comme l’iPhone 12, est parfois frustrant. L’absence de téléobjectif (et de lidar, bien entendu) est un bon moyen de constituer une gamme progressive mais il est évident que si vous aimez prendre des photos de personnes avec votre smartphone, mieux vaudra se tourner vers les iPhone 12 Pro et 12 Pro Max.

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

Cependant, ce serait injuste de ne pas reconnaître les progrès faits par l’iPhone 12 mini par rapport à l’iPhone 11 (et même par rapport à l‘iPhone 11 Pro Max, comme ci-dessus), par exemple, notamment en mode Nuit. Car, ce petit smartphone bénéficie des qualités (et défauts) des autres iPhone. Il saisit les couleurs avec une belle fidélité et unicité, quel que soit le module utilisé. L’exposition est toujours très juste et bonne, avec un bel équilibre, même si le mode nuit aura un peu tendance à trop blanchir les ciels nocturnes.

Enfin, en vidéo, il réalise un parcours quasi parfait. La stabilisation est toujours aussi impressionnante et la continuité colorimétrique et d’exposition observée entre les deux modules en photo se retrouve en vidéo.

On n’est clairement pas face à une star de la photo comme le P30 Pro, ou le P40 Pro+, de Huawei, mais l’iPhone 12 mini est un très bon smartphone dans ce domaine néanmoins, qui capitalise sur les forces de la gamme.





Source link

Advertisement6

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button