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Après quinze ans passés à battre au rythme des Core d’Intel, Apple a entamé sa transition de deux ans vers les puces Apple Silicon. Les premiers Mac ARM sont arrivés et nous avons pu dire tout le bien que nous pensons du MacBook Pro 13 pouces M1 que nous avons testé.

Au point d’ailleurs qu’on pouvait se demander ce qu’il restait aux MacBook Pro haut de gamme avec processeur Intel, puisque leurs performances sont balayées par la puce Apple Silicon qui équipe les deux modèles d’entrée de gamme.

Les mêmes bonnes bases

Une question qui se pose avec d’autant plus d’acuité que les deux modèles de MacBook Pro offre beaucoup de similitudes : 

  • les mêmes dimensions (30,41 x 21,24 x 1,56 cm) et le même poids (1,4 Kg);
  • la même dalle Retina (de 13,3 pouces pour une définition native de 2560×1600 pixels à 227 ppp), dotée des mêmes technologies : True Tone, P3, etc. ;
  • le même clavier Magic Keyboard, donné pour être bien plus durable que le néanmoins regretté clavier papillon ;
  • la même Touch Bar, qui oscille entre une facilitation de certains usages dans les applications et une complication de la vie pour des réglages basiques historiquement attribués aux touches Fonction ;
  • un bouton Touch ID, à la différence près que celui du modèle Intel est géré par la puce T2 qui souffre d’une faille impossible à corriger, tandis que celui du Mac M1 repose sur la secure enclave du nouveau SoC ;
  • le même trackpad géant et sur lequel il est difficile de trouver quelque chose à redire ;
  • la même caméra FaceTime, qui s’entête à n’être que 720p, même si le M1 permet de gagner un peu en qualité vidéo.

Toutefois, il est des domaines où non seulement les deux ultra-portables se distinguent mais où le MacBook Pro Intel prend le meilleur, encore… Des points qui comptent particulièrement pour les professionnels, ceux qui peuvent avoir des usages vraiment exigeants de leur portable, même si les MacBook Pro 13 pouces restent à un point d’équilibre entre usages grand public exigeants et pro.

Processeurs : Avantage Intel, pour le choix, Avantage M1 pour le reste

Le M1 est un SoC puissant, disponible dans sa version la plus performante sur le MacBook Pro, puisqu’il bénéficie de ses 8 cœurs CPU et GPU et 16 cœurs pour le Neural engine.

Néanmoins, les Mac M1 n’offrent pas d’autres processeurs en option, tandis que de son côté, le modèle Intel affiche deux choix possibles. Celui par défaut, qui est un Core i5 à 2 GHz (Turbo Boost à 3,8 GHz) quadricoeur, et celui en option, un Core i7 2,3 GHz (Turbo Bost à 4,1 GHz), quadricoeur, lui aussi. Les deux puces sont de dixième génération et proposent un chipset graphique Iris Plus.

Les modèles 13 pouces n’offrent pas de Core i9 en option, et la présence du Core i7 assure un surcroît de puissance pour quelques rendus et tâches qui bénéficient d’un gain en fréquences de fonctionnement. 

Au regard de nos tests, le Core i7 n’est pas forcément plus puissant que le M1, il affiche toutefois des performances très honnêtes et s’accompagnent surtout d’un avantage certain par rapport à la plate-forme M1 : il peut tirer parti de davantage de mémoire vive.


RAM : Avantage Intel, malgré une comparaison difficile

La plate-forme Intel, telle que présentée par Apple, est capable de gérer jusqu’à 32 Go de mémoire vive. C’est deux fois plus que ce que peut gérer la première puce Apple Silicon.

Cela pourra faire la différence pour certaines applications professionnelles particulièrement gourmandes en mémoire en règle générale, et qui ne sont pas forcément encore devenues Universelles. On pense par exemple à Photoshop.

Toutefois, ce point n’est valide que sur le court terme, si vous devez changer rapidement de machine. Il est en effet fort probable que les remplaçants des MacBook Pro 13 pouces haut de gamme embarquent plus de RAM et offrent des performances bien supérieures encore à celles des puces Intel et même du M1. Si vous pouvez attendre, notre conseil : faites-le.

D’autant plus que cet avantage de la quantité de RAM est encore un peu difficile à juger. Il est compliqué de comparer les besoins en mémoire d’une architecture et de l’autre. En effet, les Mac M1 et leur SoC adoptent une approche unifiée de la mémoire, ce qui implique moins de transferts de données entre le CPU et le GPU, ou en tout cas moins d’écriture et réécriture des mêmes éléments en mémoire, et donc un moindre besoin en RAM, éventuellement.

Nos tests en tout cas ont montré qu’à quantité de mémoire identique, et ce pour la majorité des usages, les M1 dominent les Core d’Intel.

Connecteur et affichage externe : Avantage Intel

Historiquement, les MacBook Pro 13 pouces d’entrée de gamme sont à la diète en matière de connectique. Ils proposent deux ports uniquement, l’un généralement occupé par le chargeur électrique, l’autre à disposition pour brancher ce qui doit l’être : clé USB, adaptateur, etc.

Le modèle haut de gamme offre non seulement deux fois plus de ports mais ils sont répartis des deux côtés de la machine, ce qui est bien plus pratique au quotidien.

Cependant, ce n’est pas le seul avantage du MacBook Pro 13 pouces Intel. Là où le MacBook Pro M1 n’est officiellement capable de connecter simultanément qu’un écran externe, qu’il soit 4K ou 6K, le MacBook Pro Intel peut lui gérer un seul écran 6K ou 5K, mais deux écrans 4K en simultané. Ce qui peut clairement changer la donne pour certains professionnels qui travaillent avec de grosses timelines ou de vastes planches contact.

Il semblerait toutefois qu’il soit possible avec une petite astuce logicielle et le bon adaptateur/écran de travailler sur deux écrans externes en même temps avec les Mac M1. La puce graphique tiendrait le choc sans souci. Mais Apple ne reconnaît pas cette possibilité pour l’instant.

Enfin, dernier point, les Mac M1 embarquent des connecteurs Thunderbolt/USB 4 (identique à l’USB-C). Bien que l’USB 4 soit techniquement capable de les gérer, les Mac Apple Silicon sont pour l’instant incapables de fonctionner avec des eGPU, ces boîtiers externes qui embarquent une carte graphique dédiée pour donner un coup de main à la configuration principale. Si vous avez absolument besoin d’un GPU solide pour des rendus 3D ou des calculs parallèles, mieux vaut rester sous la juridiction d’Intel.

Connectivité sans-fil : Avantage Apple Silicon, enfin

C’est un point de détail, sans doute, mais les Mac M1 sont les premiers ordinateurs d’Apple à être compatibles avec le Wi-Fi 6. Alors que les routeurs grand public sont de plus en plus nombreux et abordables, il était temps qu’Apple, qui a tant contribué à mettre cette technologie sur le devant de la scène, se tourne enfin vers la nouvelle génération du Wi-Fi. Cela assurera aux MacBook Pro de meilleurs débits, surtout dans des environnements peuplés de beaucoup de machines.

Cette « réticence » est d’autant plus surprenante qu’on ne comprend pas pourquoi les derniers Mac Intel ne sont pas compatibles avec le Wi-Fi 6, puisque les puces et plates-formes fournis par le géant de Santa Clara le sont évidemment.

Applications : Avantage Apple Silicon, le poids de l’historique, la force de la nouveauté

A l’heure actuelle, puisque nous en sommes au tout début de la migration des processeurs Intel vers Apple Silicon, la grande majorité des applications sont compilées pour s’exécuter nativement sur les puces x86 – et même quand elles seront portées pour tourner sur ARM, elles resteront compatibles longtemps encore avec les processeurs Intel.

Néanmoins, les Mac ARM apportent suffisamment de puissance pour qu’on n’hésite pas vraiment à les recommander, même si certains programmes devront être émulés via Rosetta 2 dans un premier temps. S’il y a bien sûr des ratés, Rosetta fonctionne d’ailleurs suffisamment bien pour permettre à certaines applications d’être plus rapides… quand elles sont émulées sur un M1 !

Il peut y avoir un intérêt à rester dans l’équipe Intel si vous changez votre machine assez régulièrement et que votre activité est très dépendante de logiciels très spécifiques. Néanmoins, dans ce cas, il faudra vous assurer que votre logithèque va vous suivre.

Autre cas, dont le destin est encore à trancher, celui de Windows. La possibilité d’installer Windows via Boot Camp a permis jusque-là à certains utilisateurs de concilier deux univers, deux contraintes pas forcément pensées pour cohabiter.

Pour l’heure, les premiers résultats avec des outils d’émulation Windows ou de virtualisation sont encourageants, mais les performances et la stabilité ne sont pas toujours au rendez-vous.

Autonomie et discrétion : Avantage Apple Silicon, une nouvelle ère

Ceux qui utilisent des MacBook Pro savent à quel point ses machines agréables à utiliser peuvent se mettre à ventiler quand on sollicite un peu trop leur processeur ou leur chipset graphique, ou, pire, les deux en même temps. Il arrive parfois qu’un encodage un peu long, un nombre d’onglets ouverts trop important dans un navigateur pousse l’ultra-portable à ventiler quelques dizaines de secondes avant de se rendormir. Rien de gênant dans l’absolu… Ou tout du moins c’est qu’on croyait jusqu’à présent. Certes, les MacBook nous avaient habitué à des machines silencieuses, sans ventilateur, mais ils nous avaient surtout frustré par leur manque de puissance. Les Mac M1 semblent concilier le meilleur de deux mondes. De la puissance plus qu’il n’en faut et un silence royal dans 98% des cas. C’est non seulement une bonne surprise, mais c’est un luxe dont on peine à se passer.

Quant à l’autonomie, les Mac ont toujours su tirer leur épingle du jeu. Ils n’ont pas toujours été les meilleurs dans la catégorie, mais ils savaient se tenir dans le groupe de tête. Avec le MacBook Pro M1, le groupe de tête est oublié, Apple vient de créer une catégorie à part.

En guise de conclusion

Les MacBook Pro M1 ont beaucoup pour eux : l’attrait de la nouveauté, la force d’un design éprouvé, la puissance, l’autonomie, le silence et une solution logicielle impressionnante qui assure une bonne rétrocompatibilité avec les applications Intel.

Néanmoins, les MacBook Pro dotés de Core ne sont pas dénués d’intérêt pour autant. Ils ont pour eux la stabilité des logiciels, surtout pour les professionnels qui ne peuvent se permettre de ratés. Ils restent donc un bon choix dans certains cas précis, malgré un air de fin de règne fortement prononcé. Attention toutefois, ils auront sans doute moins de valeur à la revente d’ici deux ou trois ans.





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