Custom Keto Diet

[

Les voitures hybrides rechargeables ont la cote. Les SUV aussi. Rien de plus normal donc que les SUV PHEV rencontrent un tel succès. Parmi les modèles les plus plébiscités ces dernières semaines, ceux de Ford et Peugeot semblent sortir du lot.
Le nouveau 3008 et le Kuga (2020) ont tous les deux fait le choix de l’hybridation et portent le même discours d’un véhicule pratique et familial tout en étant plus respectueux de l’écologie. Nous avons donc choisi de les confronter.

Design : deux objectifs très différents 

Que ce soit pour Peugeot ou Ford, les deux SUV ont bénéficié cette année d’un relooking significatif. L’Américain a ouvert le bal avec la troisième génération de son Kuga au printemps. Il inaugure un design plus sportif et affiche des dimensions plus imposantes que la version précédente, en longueur et en largeur, tout en étant plus bas sur la route. C’est une évolution plutôt classique, tout à fait dans l’esprit des dernières productions de Ford (notamment le tout récent Puma) et qui tend à rajeunir l’image du modèle.
Du côté de Peugeot, la problématique était sensiblement différente. Le 3008 fait partie des modèles les plus vendus en Europe et une bonne partie de son succès est due à son design. La version restylée de cet automne se devait donc à la fois de renouveler l’esthétique du SUV sans trahir ses formes tant appréciées. La marque au lion est parvenue à instiller quelques touches de nouveauté bien senties et le résultat est très réussi.

En revanche que ce soit pour Peugeot ou Ford, pas question d’en faire des tonnes concernant l’électrification de leur véhicule. Pour le 3008, la design est identique à la version thermique à quelques logos près. Quant à Ford, la version PHEV n’est que l’une des trois versions hybrides du SUV et elle ressemble en tout point aux versions thermiques. 

Verdict de ce round : difficile de départager deux véhicules aussi plébiscités en matière de design. L’exercice si délicat du restylage est réussi des deux côtés. La marque au lion avait plus à perdre dans ce processus et a donc limité la prise de risque pour un résultat pas vraiment surprenant mais maîtrisé. Ford avait plus de liberté de manoeuvre mais aussi plus de travail à fournir pour rattraper son retard et il n’a pas déçu. Egalité donc.

Equipement : montée en gamme générale

Que ce soit chez Peugeot ou Ford, la volonté de monter en gamme sur ce type de véhicules est visible dès les premières minutes à bord des deux SUV.

Pour le 3008 que nous avons pu essayer en deux finitions (sur quatre au total) l’impression d’une voiture plutôt haut de gamme est immédiatement palpable. Le nouvel écran central de 10 pouces, contre 8 auparavant, y est pour beaucoup, tout comme les touches « piano », qui suscitent des avis partagés en matière de design mais qui ont l’avantage d’être très pratiques à l’usage.
Mais le point fort de Peugeot se situe encore au niveau de l’instrumentation avec l’environnement iCockpit 3D qui fait partie des meilleures propositions du marché, en terme d’interface et de plaisir d’utilisation.

Chez Ford, l’environnement est moins premium mais pas moins accueillant. Les deux écrans de 12,3 pouces font là aussi leur effet, tout comme le son, signé B&O, dont nous avons pu bénéficier sur la finition ST Line. 

En matière d’aides et d’assistances à la conduite, les deux SUV se montrent plutôt prolixes. Aide au maintien dans la voie, régulateur adaptatif de vitesse, système de prévention de collision, détection automatique des cyclistes et des piétons et même un système MyKey du côté de Ford, qui permet de remplacer ses clés de voitures par son smartphone.
Pour le nouveau 3008, la liste est un peu moins fournie. Il faudra opter pour une finition GT (2 700 euros plus chère) pour espérer avoir un niveau d’équipement équivalent.

Enfin, les deux véhicules bénéficient chacun d’une application, Ford Pass ou My Peugeot, offrant à quelques détails près les mêmes possibilités. C’est à dire de localiser son véhicule, de trouver des stations de recharge, de planifier ses trajets ou encore de programmer un pré-chauffage ou une recharge à une heure donnée.

Verdict de ce round : grâce à un équipement de série plus complet et une application légèrement plus intuitive, le Kuga remporte cette manche du duel.

Et l’hybridation dans tout ça ?

Il est communément reproché aux véhicules hybrides de ne pas être aussi écolos qu’ils le prétendent. Quant aux propriétaires de modèles PHEV, une fois leur avantage fiscal obtenu lors de l’achat, ils s’en remettraient bien plus souvent à la pompe à essence qu’à la prise de courant. Dès lors, les capacités réelles d’autonomie électrique prennent une importance capitale.

En effet, la propension à privilégier le moteur électrique de sa voiture dépendrait directement des capacités de ce dernier à durer. Pour le dire autrement, le propriétaire d’une hybride rechargeable ne rechargera sa voiture que si celle-ci dispose d’une autonomie suffisante à ses besoins et qui l’incite à la brancher dès que l’occasion se présente. Or, si la plupart des véhicules PHEV communiquent sur des autonomies assez proches (un peu plus de 50 km en moyenne), tous ne gèrent pas leur batterie de la même façon. 

Dans le cas de nos deux prétendants, Peugeot annonce entre 50 et 59 km d’autonomie, selon la version classique ou Hybrid4, avec sa batterie de 13,2 kWh.
La marque américaine se veut plus ambitieuse avec 56 km en cycle mixte et 68 km en parcours urbain avec une batterie de 14,4 kWh. Et dans les faits ?

En condition réelle, ces prédictions ne sont pas totalement aberrantes. Il est possible d’atteindre péniblement les 50 km en « full electric » sur la 3008 dans sa version 225 ch mais à la seule condition d’adapter sa conduite et de calmer ses ardeurs.
Chez Ford, en revanche, l’autonomie semble mieux gérée. Dans notre cas, avec une conduite coulée, partagée entre la ville et le réseau secondaire, nous sommes parvenus à atteindre 62 km avec une seule charge, ce qui compte tenu du gabarit du Kuga est assez remarquable. 

Cette différence de performance peut s’expliquer de diverses manières allant de l’aérodynamique de la voiture, à son poids en passant par la gestion du refroidissement des batteries. Mais ce qu’il est intéressant de constater c’est qu’elle se matérialise aussi par l’approche qu’ont les deux véhicules de leur hybridation.
Chez Peugeot, le 100% électrique ou la conduite mixte sont des modes de conduite parmi d’autres. Chez Ford, en revanche, c’est l’ensemble de l’interface qui est mise au service du PHEV.

En effet, dans le Kuga tout est fait pour inciter le conducteur à optimiser sa batterie et finalement à opter pour une éco-conduite. Cet effort passe déjà par l’interface de l’écran d’instrumentation qui met en avant la consommation électrique en temps réel mais aussi et surtout les phases de récupération. Celles-ci sont indiquées spécifiquement, notamment au freinage avec un mode dédié, le « Guide de freinage », qui donne un score sur chaque coup de frein et qui incite là aussi à privilégier un ralentissement progressif, tout en douceur.
Il en va de même de l’estimation de l’autonomie restante qui évolue en temps réel et qui flatte les efforts pour préserver la batterie. Résultat ?

Si lors des premières virées, on profite allègrement des accélérations du moteur électrique, on se retrouve assez vite à tenter de battre son record d’autonomie. On regrettera simplement que tous ces efforts soient amoindris par une traduction assez hasardeuse des différents menus. Le conducteur se retrouve à jongler entre les modes « Charge VÉ », « VE seulement » (soit 100% électrique) ou encore « VE plus tard » et « VÉ Auto ». Un choix de lexique étrange qui ne simplifie pas la tâche de l’utilisateur. 

Verdict de ce round : En terme d’hybridation l’avantage va à Ford qui non seulement affiche de meilleures performances mais qui semble réellement prix le problème au sérieux et qui incite ses conducteurs à optimiser sans cesse les capacités électriques de leur Kuga.

Sur la route, ça donne quoi ?

Les approches assez différentes en matière d’hybridation se retrouvent également sur les sensations de conduite des deux modèles. Bénéficiant d’un savoir-faire reconnu en matière de châssis, le 3008 offre un toucher de route très appréciable compte-tenu de sa taille et de son poids. En effet, il est difficile de parler de conduite sportive pour un SUV, néanmoins l’agilité dont fait preuve le modèle de Peugeot est assez bluffante.

Du côté de chez Ford, les sensations à bord du Kuga sont moins surprenantes mais pas moins agréables. Certes, le SUV de Ford n’exprime pas les mêmes facilités que son concurrent lorsque la conduite devient dynamique mais il n’en a que faire puisque tout chez lui invite à la douceur et à un coup de pédale moins appuyé. C’est d’autant plus vrai sur les longs trajets où le confort à bord est très appréciable. 

Verdict de ce round : en matière de conduite, la balance penche ostensiblement du côté de Peugeot mais cet avantage n’est pas lié à l’hybridation du SUV. Au contraire, c’est sur ses fondamentaux en matière de châssis que la marque au Lion a su s’appuyer.

Prix : 7 000 euros d’écart, ça fait beaucoup

Le Peugeot 3008, dans sa version Hybrid 225, en finition Allure, voit son prix fixé à 45 100 euros. Il faudra remettre la main au porte-monnaie pour passer sur la version Hybrid4 de 300 ch facturée 53 850 euros. Dans les deux cas, il sera presque obligatoire d’opter pour le chargeur embarqué de 7,4 kWh ce qui représente un surplus de 300 euros. 

Avec un prix de départ à 38 600 euros, le Kuga hybride apparaît comme l’un des modèles les plus accessibles de la catégorie. En effet, seul le Mitsubishi Outlander, qui commence tout de même à dater, affiche comme l’Américain un tarif inférieur à 40 000 euros. En conséquence, le prix de ce Kuga PHEV pourrait bien être l’atout le plus important du véhicule. 

Verdict de ce round : le bilan du rapport qualité/prix est sans appel. Ford propose un véhicule au moins aussi bien équipé que celui de Peugeot, disposant d’une meilleure autonomie et nettement moins cher. Bien évidemment, ces deux modèles sont éligibles au bonus écologique.

Bilan du match :

Les dernières versions des 3008 et du Kuga sont toutes deux très réussies. Que ce soit d’un point de vue esthétique ou sur l’équipement à bord et les aides à la conduite, les deux SUV justifient pleinement leur succès actuel.

Certes, les sensations de conduite sont différentes, Peugeot assumant davantage son côté « sportif », si ce terme peut encore s’appliquer à un véhicule de ce type.
En revanche, le passage à la technologie hybride rechargeable n’a pas les mêmes vertus chez l’un et l’autre. Pour Peugeot, il s’agit d’un agrément de conduite supplémentaire pouvant éventuellement entraîner une baisse de consommation. À l’inverse, Ford joue à fond la carte de l’éco-conduite et tire davantage partie de la motorisation hybride de son Kuga.

Cet aspect plus responsable ainsi qu’un prix nettement plus attractif nous font préférer le SUV de Ford, mais pour ceux qui placeraient le plaisir de conduite avant le reste, le choix d’un 3008 s’entend tout à fait. 





Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *